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AVIS DE CONSULTATION DU PUBLIC PROJET DE PLAN CLIMAT AIR ENERGIE TERRITORIAL (PCAET)

 

 

 

Pour répondre aux enjeux de la transition écologique, la Communauté de communes de Sarlat-Périgord Noir (CCSPN) s’est engagée dans une politique de développement durable avec l’adoption d’un Agenda 21 en 2010, puis est devenue lauréate de l’initiative Territoire à Energie Positive et Croissance Verte (TEPCV) en 2016.

 

C’est dans la continuité de cet engagement pour la transition énergétique et dans le cadre de la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (loi TECV du 18 août 2015) que la communauté de communes a lancé le 23 juin 2017 son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de manière volontaire. Le projet de PCAET a été arrêté par délibération du conseil communautaire du 30 Janvier 2020.

 

L’élaboration et la mise en œuvre du futur Plan Climat Air-Energie Territorial doivent permettre notamment de maîtriser la consommation énergétique du territoire et par voie de conséquence la facture énergie des ménages, des entreprises et des collectivités, de développer la production d’énergie renouvelable et les activités économiques locales et les emplois afférents, d’améliorer la qualité sanitaire de l’air soit de meilleures conditions de vie pour notre territoire, tout en s’inscrivant dans les objectifs globaux de limitation des émissions de gaz à effet de serre et de lutte contre le changement climatique.

 

Après avoir réuni largement de nombreux acteurs du territoire et la population pour co-construire un programme d’actions répondant aux enjeux mis en exergue dans le diagnostic réalisé en amont, une procédure de consultation du public est organisée pour recueillir les avis de la population sur le projet de PCAET. En application des dispositions de l’article L 123-19 du code de l’environnement, cette consultation électronique aura lieu du :

 

01 Octobre au 13 novembre 2020 (inclus)

 

 

Le dossier de consultation comprendra :

 

- les pièces du projet de PCAET :

 

Livre 0 : résumé non technique

 

Livre 1 : Diagnostics

 

- Vulnérabilité au changement climatique,

 

- des émissions de GES, des consommations et production d’énergie et de la séquestration de carbone

 

- l’Etat initial de l’environnement

 

 

 

LIVRE 2 : Potentiel et Stratégie

 

LIVRE 3 : Programme d’actions

 

LIVRE 4 : Evaluation Environnementale Stratégique

 

 

 

- les pièces administratives :

 

·        délibération de lancement

 

·        délibération d’arrêt projet

 

·        avis de l’Etat et son annexe

 

·        avis de l’autorité environnementale

 

 

 

Les pièces du dossier seront consultables :

 

·        en ligne depuis le site internet de la CCSPN : https://www.cc-sarlatperigordnoir.fr/enquetes-publiques/

 

·        Sur support papier pendant la durée de la consultation aux jours et heures habituels d’ouverture au siège de la CCSPN, place Marc Busson, 24200 SARLAT : 9h00 -12h00 / 13h30-17h00

 

Le public pourra formuler ses observations et propositions, pendant la durée de la consultation

 

par courrier électronique envoyé à l’adresse suivante : urbanisme.ccspn@sarlat.fr

 

par écrit sur le cahier de consultation ouvert à cet effet et accessible aux jours et heures habituels d’ouverture de la CCSPN  9h00 -12h00 / 13h30-17h0

 

A l’issue de la consultation du public, une synthèse des observations et des propositions sera rédigée et le projet de Plan Climat-Air-Énergie Territorial, éventuellement modifié pour tenir compte des avis, sera soumis à approbation du Conseil Communautaire de la CCSPN.

 

La synthèse des observations et des propositions du public sera consultable sur le site internet de la CCSPN https://www.cc-sarlatperigordnoir.fr pendant trois mois à compter de la délibération d’approbation du PCAET.

 

Pour plus d’informations :  https://www.cc-sarlatperigordnoir.fr/environnement-et-climat/plan-climat-air-energie-territorial/ ou 05 53 31 90 20

 

VISITE PAR LES ÉLUS DU SICTOM DU PÉRIGORD NOIR AU CENTRE DE TRI DU SMD3 à LA BORNE 120

 

Invités par Fanny Mora, animatrice pour le SICTOM du Périgord Noir, au centre de tri de la borne 120, curieux de savoir ce que deviennent nos emballages et papiers recyclables (les ordures ménagères c’est le sac noir), nous avons volontiers accepté de faire l’expérience de cette visite. 

 

Fanny nous accueille avec le sourire « masqué » et une belle dynamique ! Nous avons enfilé nos gilets jaunes et mis nos masques. Fanny nous équipe d’un casque de protection et d’un casque audio qui nous permettra de l’entendre malgré le bruit infernal des machines.

 

Elle  nous explique que, pour des raisons de sécurité, nous ne pourrons pas voir les alvéoles de stockage. Dommage car, nous dit-elle, l’effet est saisissant. « La dune du Pyla des emballages ! »
Cet été, notamment, les alvéoles se sont remplies de manière incroyable (350 tonnes par semaine), à tel point que les équipes du centre de tri ont dû passer en 3X8 (alors que jusque-là elles étaient en 2X8) pour évacuer l’incroyable surplus dû à une fréquentation touristique dense sur un temps réduit.

 

Mais ce qui n’est pas réduit c’est le temps qu’il faut pour traiter les déchets versés dans les conteneurs de « recyclable ». Après dépôt des camions, un premier tri manuel est nécessaire pour mettre de côté les erreurs de tri (sacs noirs, bois, carrosserie de voiture, mobilier de jardin, carcasse animale…). Il faut savoir que sur l’année 2019, le SICTOM a eu un taux de 30 % d’erreurs de tri, ce qui lui a valu 100 000 euros d’amende pour « mauvais tri ».  

 

Les emballages/papiers sont ensuite acheminés vers « l’ouvreuse de sac ». Cela a pour but de déchirer les sacs jaunes, libérant les emballages qui tombent sur un tapis roulant. 

 

Ce tapis amène le tri vers le trommel, une machine qui sépare les emballages/papiers en trois : les « fines » matières trop petites pour être recyclées sont mises de côté puis envoyées à l’incinérateur de Brive ; les emballages de taille moyenne sont déposés sur un second tapis roulant ; les gros emballages (gros cartons et sacs jaunes mal déchirés enfermant des emballages) iront directement en « cabine de tri » pour un tri manuel par les agents du centre.

 

Les emballages moyens continuent leur trajet vers plusieurs machines : 

 

  • La balistique (séparation des papiers/cartons et emballages plastiques/métalliques. 
  • L’aimant (tout le fer est ainsi capté, d’où l’intérêt de ne pas imbriquer un emballage plastique dans un emballage métallique)
  • Le tri optique (reconnaissance des emballages par caméra puis séparation : PEHD, aluminium, brique ; papier/carton ; PET).

 

Pour terminer, nous arrivons devant une cabine vitrée, où les agents, répartis sur 3 tapis, effectuent un tri manuel. Chaque agent a pour mission de récupérer une matière précise en la mettant de côté dans une goulotte. Un agent en bout de chaque tapis est chargé de récupérer toutes les erreurs, mais aussi les oublis, pour les mettre dans une partie qui sera du refus de tri (direction l’enfouissement).
Hommes ou femmes, petit(e)s ou grand(e)s,  ont des âges divers.  Ils sont tous vêtus de combinaisons de couleur orange et ont des gants noirs. Je pense notamment à ceux qui travaillent de nuit.
Fanny nous explique que les poses, pourtant courtes, sont décomptées du temps de travail.
Elle nous rappelle également qu’un dépôt en vrac pour les habitants, est certes un peu plus contraignant, mais cela permet à des agents travaillant 7h par jour, debout, d’avoir un tri de meilleure qualité et un travail facilité.

 

Cela prend tout son sens lorsqu’on les voit s’agiter, avec des gestes rapides et alertes au-dessus du tapis. Ainsi, l’on comprend la réduction des ouvertures des nouvelles bornes de tri. 

Une fois chaque matière séparée, elle fait l’objet d’une « mise en balle » (compactage) afin d’être plus facilement expédiée vers une usine de recyclage en France ou en Europe. 

 

Fanny s’alarme de la surconsommation qui est devenue la norme dans nos pays civilisés.
Rappelons que « le meilleur déchet, est celui qu’on ne produit pas » et qu’il est aujourd’hui relativement simple de réduire ses emballages : achat en vrac, fabrication maison des plats et desserts ainsi que des produits d’entretien, utilisation de choses lavables plutôt que jetables… etc. 

 

Pour info :

 

 

A retenir : Seuls les emballages plastiques sont à déposer dans les bornes jaunes et non « le plastique ». Il est important de bien séparer les matières (exemple : l’emballage de pain, mi-plastique mi-papier) et ne pas imbriquer les emballages les uns dans les autres. 

 

Monica DUBOST et Fanny MORA